понеділок, 30 грудня 2013 р.

Моя твоя не понимай! Газета "Ле Монд" провела розлідування: хто розтрощив пам'ятник Леніну у Котовську!

Котовський мер знає дві іноземні мови, за що і отримує 90% надбавку до своєї зарплатні.

Тож спеціально для нього КОТОВСЬКІ ПАРТИЗАНИ публікують цю статтю в оригінальному вигляді!

Нехай Палич почитає ввечері за аперитивом! Та насолодиться мовою Війона та Мопассана!


                             Ukraine : qui a décapité le Lénine de Kotovsk ?

De la scène du crime on aurait peut-être, ailleurs, fait une oeuvre d'art révolutionnaire. A Kotovsk, on s'est empressé de la dissimuler : le Lénine en béton plaqué or dont le buste et la tête ont été arrachés par un inconnu est empaqueté dans une bâche. La partie supérieure du monument de cinq mètres de hauteur est entreposée dans un recoin de l'ancienne Maison des cheminots de cette petite ville du Sud ukrainien. Des morceaux de fer sortent du crâne, le visage s'est abîmé en chutant. Le bras droit, tendu naguère vers un avenir radieux, n'indique plus que le dépôt ferroviaire perdu dans la brume à une centaine de mètres de là. La destruction de la statue a été signalée au petit matin du 9 décembre, un lundi.

La veille, à l'issue d'une grande manifestation de l'opposition à Kiev, un monument similaire érigé en l'honneur du fondateur de l'Union soviétique sur la place de Bessarabiedans, au centre de la capitale, avait subi le même sort, provoquant l'émoi dans une Ukraine en proie à une crise politique majeure depuis plusieurs semaines. Fortement suspecté dès le dimanche soir, le parti ultranationaliste Svoboda a vite reconnu que les jeunes cagoulés qui avaient abattu la statue de Kiev, à l'aide d'un gros câble métallique, étaient ses militants. Le message était limpide, adressé autant à la politique conservatrice du président Viktor Ianoukovitch qu'à sa volonté de rapprochement avec une Russie vue comme impérialiste.

En revanche, l'attentat contre le Lénine de Kotovsk, à 400 kilomètres de la capitale, dans une région russophone réputée acquise au pouvoir, est passé beaucoup plus inaperçu. Là, aucune caméra pour immortaliser la scène. Et surtout, contrairement aux événements de Kiev, aucune revendication.

Les militants de Svoboda ont-ils également décapité le Lénine de Kotovsk ? La police est souvent le meilleur allié du fouineur indésirable. Problème : celle de Kotovsk ne reçoit pas. Il y a bien la procédure habituelle, qui consiste à adresser une demande officielle et circonstanciée au ministère de l'intérieur. Mais la procédure habituelle, justement, ce sont des semaines d'attente. Et, sans autorisation, pas de confidences. Tout juste a-t-il été indiqué qu'une enquête était ouverte sous le coup de l'article 296 – « hooliganisme » – du code pénal ukrainien. La presse, elle, a évoqué la piste de jeunes désoeuvrés, probablement alcoolisés.

Nous voilà avec une scène de crime muette – aucun témoin, aucune trace des outils utilisés – et deux pistes : la piste « politique », la plus séduisante en ces temps troubles, et la piste de l'alcool – ou de l'ennui.

Anatoly Pavlovitch Ivanov a vite opté pour la seconde. Aux yeux du maire, la similitude entre les événements de Kiev et ceux de Kotovsk n'est que « pure coïncidence » : « Les habitants de ma commune sont des gens tranquilles, qui respectent le patrimoine. La chute de la statue a été un choc pour tous. » Ancien membre du Parti communiste, M. Pavlovitch appartient au Parti des régions, la formation russophone au pouvoir à Kiev. A la tête de la mairie depuis 1988, il estime connaître ses administrés, « des gens raisonnables, moins pressés que les radicaux de l'ouest de l'Ukraine ».

Lui reçoit, et même très bien, au restaurant Chez grand-père. Le ton est donné par le patron des lieux, Vassil Chepitko : « L'important pour nous est de rester à l'écart de tout ce désordre et de pouvoir continuer à travailler », souligne-t-il en levant son verre pour un toast d'accueil. « Les gens ont très bien compris la politique du président, reprend le maire. Regardez ce qui se passe ici. Avec le départ des usines, la commune a perdu une grosse partie de ses revenus. Ce que le président Ianoukovitch est allé chercher à Moscou, c'est du gaz moins cher, alors que l'Europe et le FMI voulaient augmenter son prix de vente aux particuliers. Voilà les questions qui me préoccupent. »

Il y a là aussi Stepan Efimovitch Batsoura, le secrétaire de la section locale du Parti communiste, qui promet que la statue sera bientôt restaurée. Il insiste : « Le travail du maire dans le domaine social est important… » Anatoly Ivanov l'interrompt : « Ce que veut dire Stepan Efimovitch, c'est que la situation est plutôt meilleure ici qu'ailleurs. Ce sont peut-être bien des étrangers qui ont détruit la statue de Lénine. Vous savez, près du monument, il y a un lycée technique avec beaucoup d'élèves venus de l'extérieur… »

De deux choses l'une. Soit le maire tient son monde, soit les notables de Kotovsk aspirent bel et bien à la tranquillité. Le chef-lieu du département, malgré ses 40 000 habitants, a des allures de gros village, avec ses maisons basses du centre, ses arbres enneigés et ses vieilles femmes qui arpentent les rues emmitouflées dans leurs fichus pour échapper à la brume glaciale venue de la mer Noire.

Les « événements de Maïdan », la grande place de Kiev où se joue la lutte entre le pouvoir et l'opposition, semblent y arriver comme amortis. Devant la cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas, une vieille dame se détourne : « Pour les questions difficiles, il faut demander au Père. » Les faubourgs, avec leurs immeubles khrouchtchéviens et leurs usines en partie abandonnées, témoignent, eux, de l'industrialisation de la ville dans les années 1960. Les chemins de fer, l'usine de sucre, les complexes agroalimentaires faisaient de Kotovsk une ville soviétique prospère. La transition a été difficile.

« Oubliez un peu votre Lénine, nous enjoint d'ailleurs le maire. Ecrivez plutôt que la ville est favorable aux investissements étrangers. » Voilà qu'il faut se rendre en délégation au nouveau silo à grain, dont l'implantation a créé 90 emplois. Le directeur de l'endroit, Iouri Tchistiak, fraîchement arrivé de Dniepropetrovsk, dans l'est du pays, en fait l'article. Puis baisse la voix : « Moi, j'y étais, sur Maïdan. Je comprends ces gens, notamment les entrepreneurs, qui manifestent pour un Etat de droit, contre la corruption. Ici, il y a eu une manifestation, mais minuscule, à ce qu'on m'a dit. C'est difficile dans une petite ville où tout le monde se connaît. » Un premier suspect ? « Ce n'est pas nous qui avons installé ce monument, dit-il, ce n'est pas à nous de l'enlever. Mais sa chute ne m'a pas fait pleurer. »

Larissa Chirokova, elle, a participé à ce « Maïdan de Kotovsk », organisé le 4 décembre, rue des 50 Ans-d'Octobre, pour dire oui à l'Union européenne. Une trentaine de personnes, rassemblées là faute de mieux : « Deux semaines plus tôt, nous nous apprêtions à partir pour Kiev. Nous avions préparé des pirojki pour la route, deux autobus avaient été affrétés. Le premier a eu les vitres brisées et a dû rebrousser chemin, le second n'est jamais arrivé. »

Mme Chirokova, 50 ans, vend des cosmétiques et des parfums français. Elle est vive, élégante avec sa chapka de lapin, ses boucles d'oreille et son châle. On voudrait voir en elle la classe moyenne de Kotovsk, mais son commerce est « presque un hobby », semble-t-elle s'excuser. Elle survit avec une retraite de 1 000 hrivnas (90 euros) par mois. Le maire s'est éloigné, la parole se libère. « On en a marre de vivre dans cette société de bandits, lâche-t-elle. Mon mari travaillait au parquet. On l'a forcé à démissionner puis on lui a expliqué qu'il devait verser un bakchich s'il voulait retrouver son poste. »

Larissa est venue avec son fils Iouri, 19 ans, qu'elle apostrophe. « Raconte, Iouri ! » Et Iouri raconte : « Mes amis qui étudient à Odessa doivent payer un pot-de-vin à chaque fin de session s'ils veulent obtenir leur diplôme, explique-t-il. Même les plus doués. L'Europe, ça ne sera pas facile, mais on en finira avec de telles situations et on aura peut-être des emplois dignes. » Lui a étudié la cuisine et travaille maintenant chez Doka Pizza, où mère et fils prennent le thé. Seize heures par jour, quarante minutes de trajet, une femme, une petite Nastia de six mois et 90 euros de salaire.

Malgré leur colère, on imagine mal l'élégante Larissa et le tendre Iouri escalader, à la nuit tombée, le monument du parc des Cheminots. Mais l'affaire des deux autobus vaut sans doute un détour par le café Perle, propriété de Valentin Perle. Les deux véhicules lui appartiennent ; il les promène à travers l'Europe. De ses voyages, il tire une certitude : « L'Europe, c'est la loi, et c'est ce dont nous avons besoin ici. »

Il ne veut pas d'ennuis, mais il veut bien raconter « ce que tout le monde sait » : d'abord, le matin du départ pour Kiev, le 21 novembre, il a subi des contrôles administratifs interminables. Puis son chauffeur, pisté par quatre voitures dès la sortie de l'entrepôt, a retrouvé les vitres du bus brisées en repartant de chez lui où il s'était arrêté quelques minutes. Valentin Perle a voulu obtenir les bandes de vidéosurveillance du supermarché qui fait face à la maison du chauffeur. Elles avaient disparu. « Du vrai travail de professionnel », conclut sa femme, Irina, qui sert les « pizzas moldaves » du café Perle.

L'homme qui avait affrété les bus, c'est Alexandre Valevski, dirigeant local de Batkivchtchina, la formation de l'ancienne première ministre, emprisonnée, Ioulia Timochenko, l'un des trois partis à la tête de la contestation à Kiev. Voilà donc le visage de l'opposition de Kotovsk : rouge, imposant, lourd. Ancien communiste, commerçant parmi les plus importants du marché de la ville, c'est aussi lui qui a organisé le rassemblement du 4 décembre – « 38 participants, une performance pour un jour de semaine ».

M. Valevski est formel : ce ne sont pas ses maigres troupes qui ont attaqué le Lénine du parc des Cheminots, mais il approuve le geste. « Il faut aussi abattre la statue de ce bandit de Kotovski ! », tonne-t-il dans son bureau situé en plein coeur du marché. Grigori Kotovski, un criminel moldave, est devenu dans les années 1920 l'un des principaux commandants des Rouges de la région. Il a donné son nom à la ville, alors appelée Birzoula, après y avoir été tué par un lieutenant lassé de voir sa femme succomber aux assauts du chef.

« Nous n'arrivons pas à nous faire entendre, souffle Alexandre Valevski. D'abord il y a ici beaucoup de Russes, arrivés comme officiers de la garnison, qui sont restés et gardent leur coeur en Russie. Ensuite les gens n'ont pas accès à l'information : hors du centre-ville, on ne capte même pas la Cinq, la chaîne indépendante. »

La maturation démocratique de Kotovsk s'annonce longue, mais notre enquête risque de l'être plus encore.

Reprenons. En Ukraine, la première statue de Lénine déboulonnée l'a été en 1989, deux ans avant l'éclatement de l'Union soviétique et l'indépendance du pays. C'était à Lvov, le foyer du nationalisme ukrainien, et le geste a été vite imité, de telle sorte qu'il ne reste plus un seul de ces monuments debout dans la partie ouest de l'Ukraine. Mais on est ici à Kotovsk, dans le Sud russophone et fidèle à Moscou. La petite ville compte même trois statues du dirigeant communiste. Ou plutôt deux et demie maintenant. Peut-être faut-il chercher du côté de la famille de la victime, dans les locaux minuscules et cernés de broussailles du Parti ?

Lidia Martinovna Zimtchenko, 87 ans, n'avait jamais été malade de sa vie. Jusqu'à ce lundi 9 décembre, où elle a vu son Lénine mutilé à la télévision locale. « J'ai eu une poussée de fièvre, assure-t-elle, les yeux encore brillants. Et de l'hypertension. » Les huit médailles que Lidia Martinovna arbore sur son pull beige parlent autant que ses quarante-sept années d'appartenance au Parti. En 1947, au moment de la construction du monument du parc des Cheminots, elle était à Kiev pour reprendre ses études interrompues par la guerre. Technicienne en chef de l'usine de sucre de Kotovsk, elle a connu les années heureuses de la ville, quand les industries fournissaient travail, loisirs « et surtout un idéal pour la jeunesse ». Seule ombre au tableau : une mission, dans les années 1950, à Ternopil, l'autre foyer du nationalisme ukrainien dans l'Ouest. « Certains nous traitaient d'“occupants”, nous jetaient des pierres, se souvient-elle, la voix encore pleine de rage. Ce sont les mêmes qui ont abattu notre Lénine : les représentants de Svoboda à Kotovsk. »

Seulement, de bureau de Svoboda, à Kotovsk, il n'y en a guère. Il faut ratisser plus large, fouiller dans les « milieux nationalistes ». Ici, cela revient à chercher Alexandre Iarochenko, 42 ans, écrivain, silhouette interminable et presque inquiétante, qui arpente tête nue les rues de la ville. On trouve l'homme devant un autre monument, celui, modeste et excentré dans le quartier de l'Usine-de-Sucre, dédié aux millions de victimes du Holodomor, la grande famine organisée par le pouvoir soviétique au début des années 1930. « Il y a trois ans, des gens d'ici sont allés voir le maire pour lui demander de participer au financement du monument. Il leur a répondu qu'il n'y avait pas eu de Holodomor à Kotovsk et n'a pas sorti un kopeck, lui qui achète des villas à Yalta… »

Alexandre a été ravi d'apprendre la chute de la statue du « meurtrier » Lénine. Il a même fait partie de la liste des suspects. Rentré le dimanche soir du Maïdan de Kiev, il a un alibi : cette nuit-là, il était cloué au lit par une angine. « Et puis je suis un artiste, plus utile à défendre la langue ukrainienne. Vous vous rendez compte, sur 40 000 habitants, 35 000 sont Ukrainiens, et la langue de communication est le russe. Les Ukrainiens sont les plus discriminés en Ukraine… »

L'angine d'Alexandre nous envoie dans un cul-de-sac. Il est temps de reprendre méthodiquement et de suivre la piste des bars, à commencer par le Doka, le café-où-il-ne-faut-pas-aller parce que, passé 10 heures du soir, on s'y bagarre. On y croise cette jeunesse « privée de repères » que décrivait Lidia Martinovna, la vieille communiste. La bière coule à flots, la vodka s'y avale d'un trait, on danse et, effectivement, on se bagarre. Et, pourtant, chou blanc. « Ici, on ne fait pas de politique, on se contente de vivre notre petite vie », jure Oleg, la vingtaine, qui trouve plus ou moins régulièrement du travail dans la construction et va au café tous les soirs. « D'ailleurs pourquoi les Américains et les Européens viennent fourrer leur nez chez nous ? », reprend Maxime, déjà moins frais.

Le matin, la chaîne de télévision régionale, basée à Odessa, assurait avoir pris connaissance des plans secrets de la diplomatie occidentale pour placer ses amis de l'opposition au pouvoir à Kiev…

Ici, comme à la mairie, on pointe du doigt le lycée technique. Vérification rapide le lendemain matin : les élèves n'ont certes pas tous des visages d'ange mais on ne trouve là rien de suspect, plutôt des jeunes venus de familles pauvres et désireux d'apprendre un métier qui les sortira du marasme de Kotovsk. Comme Pacha, 15 ans, apprenti cuisinier et fils de marin, qui espère un jour ouvrir un restaurant. « Pas à Kotovsk, parce que les gens sont trop pauvres, mais à Odessa ou à Kiev, même si tout le monde y est trop pressé… »

Nous voilà sur le point de renoncer, de nous rabattre sur l'hypothèse pourtant bancale d'un officiel, celle d'un enfant se balançant au bras du Lénine et d'une chute accidentelle du buste. Mais il est trop tôt pour partir : l'enquêteur du Monde est désormais recherché en ville ; on vient le trouver jusqu'à l'hôtel Spoutnik. Suspecté un temps d'être en « mission de vérification de l'utilisation de fonds écologiques européens », il attire désormais tous ceux qui n'arrivent pas à se faire entendre et n'ont d'autre recours que de s'en remettre à l'étranger de passage.

Arrive Olga Vassilievna, qui se dit harcelée par une députée locale du Parti des régions, et dont le mari, aujourd'hui à l'hôpital, a été accusé sans preuve à la télévision locale de pédophilie. Vient aussi Mikhaïl Desiatnikov, qui brandit une liasse de documents retraçant son différend avec une autre députée du parti, laquelle se serait approprié son terrain et l'a publiquement traité de « gueule de juif ».

Il y a surtout Natalia Ryazanova. Elle a dénoncé il y a deux ans un scandale de racket des commerçants du marché et, depuis, on l'empêche d'y travailler. Avec quelques amis, Natalia a fondé Tchas Zmin, « l'heure des changements », une organisation citoyenne qui ferraille avec les autorités pour défendre notamment les intérêts des petits entrepreneurs en butte à la corruption.




Epuisée, elle égrène les conflits avec les officiels, les pressions, la justice aux ordres. Les gens de Tchas Zmin affirment aussi qu'Anatoly Ivanov, le maire, est bien plus riche que sa Skoda ne le laisse penser. Des propriétés et des restaurants en Crimée, à Odessa, dans les Carpates… Et, selon leurs estimations, 24 millions de dollars (17,5 millions d'euros), engrangés en vingt-cinq ans à la tête de la ville et placés à l'étranger.

Pour ces obstinés, l'opposition locale, « vendue au pouvoir », ne serait qu'un faire-valoir des apparatchiks. Ils affirment qu'Alexandre Valevski, le chef de Batkivchtchina, paie pour ses échoppes sur le marché dix fois moins de taxes que les autres commerçants. Alexandre Iarochenko, le nationaliste, est du même avis : « Valevski n'est pas un vrai opposant, il a bien trop peur pour ses affaires. » Il en veut pour preuve l'organisation de la fameuse manifestation du 4 décembre : « Aucune annonce préalable, dix minutes de rassemblement, le temps de faire quelques images pour la forme, et l'ordre était donné de tout remballer. »

L'enquête sur la mutilation du Lénine de Kotovsk est bel et bien dans l'impasse. Emerge seulement un triste salmigondis de petites rivalités provinciales et de féodalismes locaux, de conflits linguistiques et de prédation généralisée, de faux opposants et de vrais despotes.

Le soleil s'est levé ; la ville est enfin agréable à parcourir. Dans le parc des Cheminots, Lénine est toujours recouvert par une bâche blanche. Il y a pourtant du nouveau : au pied de la statue, quelqu'un a déposé une crotte.

Benoît Vitkine (Kotovsk (Ukraine), envoyé spécial)

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/26/ukraine-qui-a-decapite-le-lenine_4340166_3214.html

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